projets de créations

Charlie du vent derrière le nombril

texte de Martin Bellemare mis en scène par Betty Heurtebise

Théâtre de récit à partir de 8 ans

Ce projet de pentalogie nous permet de travailler sur une nouvelle forme de narration au plateau et sur le principe d’un feuilleton en cinq épisodes qui se découperait en deux parties et sur deux saisons 21-22 et 22-23 .

 

Charlie - Du vent derrière le nombril est une pièce-pentalogie née d'un premier texte Charlie et le Djingpouite (1). Tout comme ses personnages, Martin Bellemare est en quête, en quête d’histoires et se convainc qu’il ne peut s’arrêter à UNE seule pièce. Le projet fait son chemin et l'auteur nous livre une fresque épique dans laquelle on relève des thématiques philosophiques comme le devenir soi, la quête identitaire, la rencontre.

 

Feuilleton en cinq épisodes

Épisode 1 : Charlie et le Djingpouite

Charlie n’a que deux cheveux. Deux ça ne réchauffe pas. Deux ça ne fait pas de tresse. Deux c’est un peu la détresse.

Dans la Savante, Charlie se met en quête d’un troisième cheveu et fait la rencontre d'un Djingpouite qui cherche une perle.

Épisode 2 : Sur la piste des Chevoux Souvages

Les cheveux plein la tête, Charlie veut rejoindre les Chevoux Souvages, mais un Koatiti la prévient qu’ils sont dangereux et lui conseille de ne surtout pas leur dire qu’elle s’appelle Charlie.

Épisode 3: Charlie à la recherche de Charlie

En mission avec les Chevoux Souvages en terre de Patalogie, qu’elle voit pour la première fois, Charlie doit franchir seule une étroite crevasse pour atteindre l’autre côté de la montagne.

Épisode 4: Au coeur des Zégos

Intriguée par l’origine d’une boule de musique, Charlie plonge en elle-même en même temps qu’elle plonge dans la Terre, où elle se retrouve suspendue à l’envers, en compagnie des Zarbs.

Épisode 5: Charlie et le Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiyu

Dans la Savante, Charlie, sans cheveu, est surprise que les Chevoux Souvages ne la reconnaissent pas. Ils la mènent sous escorte devant celui qu’on appelle le Petit Roi, qui est très chevelu.


M'aime pas mort

texte d'Aurore Jacob mis en scène par Betty Heurtebise

Dans le texte M’aime pas mort, Aurore Jacob se détache du mythe d’Antigone et de ces invariants pour l’inscrire dans un réel animé par nos problématiques contemporaines. Une histoire s’invente, une voix se fait entendre, témoigne, accuse, retrace tous les évènements qui ont participé à rompre la tranquillité d’une petite ville pour la propulser au coeur d’une tourmente médiatique.

 

Dans ce texte, à vif, et à travers les trajectoires de deux soeurs, Is et Gone, Aurore Jacob dépeint un contexte social capable de broyer et meurtrir une famille. Les déceptions, les exaspérations, la brutalité des échanges, l’absence de réconfort et l’impossibilité de comprendre l’autre, encerclées par une histoire familiale et sociétale, rythment le quotidien des deux soeurs.

 

Alors qu’Is se débat avec elle-même, dévorée par la honte et la colère, elle choisit de disparaître ; Gone ne s’efface pas. Elle porte en elle le NON, le Non au mensonge, le Non à la confusion, le Non à la facilité, le Non à la manipulation. Elle ne veut pas céder à une forme de normalité, elle veut tenir debout. Aurore Jacob livre ainsi une parole puissante pour décrire une jeunesse embrigadée dans un système irréversible, dans lequel il semble de plus en plus difficile d’affirmer sa place.

 

C’est un personnage témoin, journaliste passeur qui nous guidera dans l’histoire de M’aime pas mort, dans les entrelacs intimes d’Is et Gone. Entre un espace fictionnel et une parole directe, s’élèvera une musique, celle qui révélera la disparition du frère, Pol comme un chant de deuil et de résilience.

 

Ainsi, l’histoire de M’aime pas mort fera entendre une parole profondément tournée vers l’Autre, vers le vivant.

Télécharger
DOSSIER-m-aime-pas-mort.pdf
Document Adobe Acrobat 198.1 KB